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Beaucoup de gens croient que l'aveu de leurs défauts les dispense de s'en corriger.
Marie von Ebner-Eschenbach

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Les I.O. de 2008

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Les I.O. de 2002 modifiées en 2007

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Exit l'ORL des programmes de 2002...

Discours - Gilles de Robien - 29/11/2006

Rapport de mission sur l'enseignement de la grammaire

Gilles de Robien a indiqué le 29 novembre 2006 les orientations qu'il retient du rapport sur l'enseignement de la grammaire remis par le professeur Alain Bentolila, rapport élaboré avec la collaboration d'Erik Orsenna, de l'Académie française, et du professeur Dominique Desmarchelier. Donner à l'enseignement de la grammaire la place qu'il mérite...
[...] La connaissance des règles de grammaire n'est pas une servitude : c'est un instrument de maîtrise de la langue. C'est donc un instrument de liberté ![...]
[...] N'oublions pas qu'il y a aussi un lien très étroit entre la grammaire et la logique.[...]
[...] Enfin, il me semble que la grammaire ne permet pas seulement de structurer ce qu'on dit, mais aussi ce qu'on est. Analyser grammaticalement une phrase aussi simple que "je vous parle" me permet de me situer comme sujet d'une action, dans un rapport avec d'autres personnes.  Bref, la grammaire, c'est la charpente de notre langue mais aussi celle de notre personne dans son rapport aux autres. La grammaire crée le lien social ![...]

CONSTAT

  •   [...] on a surtout rendu l'enseignement de la grammaire plus technique, plus compliqué. Il est devenu terriblement jargonnant, et finalement ennuyeux.
  •   En supprimant les leçons de grammaire, on a vidé cet enseignement de toute sa rigueur, on a rendu difficile voire impossible une acquisition logique et progressive des règles. En un mot, on a perdu en rigueur et donc en efficacité. On a rendu impossible l'acquisition des automatismes qui font l'agilité intellectuelle.Voilà comment avec des objectifs forts, on a suscité une pratique faible et décourageante ! C'est là le résultat d'une idéologie qui prétend qu'on apprend sans effort, qui donne dans la facilité, qui trompe !
[...] Un enseignement déstructurant, des programmes et des manuels jargonnants, qui passent à côté de leur objectif, voilà le constat que je retiens de votre rapport.
Et qui en a souffert le plus ? Les élèves les plus fragiles, les moins aidés ! A l'inverse, quand on renforce l'apprentissage des savoirs fondamentaux, on renforce l'égalité des chances ![...]

DES PROPOSITIONS DE RÉNOVATION

1. Première recommandation : programmer des leçons spécifiques de grammaire.

L'apprentissage de la grammaire doit être spécifique, systématique,progressif. Et ainsi, permettre l'accès au sens !

2. Deuxième recommandation : rendre vivant l'apprentissage des règles de grammaire.

L'apprentissage structuré des règles est essentiel. Mais encore faut-il que les élèves s'approprient ces règles, les manipulent. Encore faut-il qu'elles deviennent pour eux des instruments à leur service, et pas des contraintes qui surgissent de nulle part !
Je ne suis pas un fanatique de la règle pour la règle ! La règle, elle est là pour qu'on s'en serve, à son profit !
Vous avez cité, dans votre rapport, l'opération "La Main à la pâte", patronnée par l'Académie des sciences, et qui initie les jeunes à la démarche scientifique par des activités pratiques et concrètes.
C'est effectivement dans cet esprit que nous devons concevoir l'enseignement de la grammaire. Un enseignement rigoureux, possédant sa logique propre, mais aussi un savoir vivant, déclinable selon la trilogie du socle commun : connaissances, capacités, attitudes.
Pour y parvenir, il faut faire en sorte que les maîtres aident les élèves à s'emparer des règles de grammaire, à se les approprier.
Évidemment, on n'y parviendra pas si l'on présente d'emblée la grammaire comme une pure structure logique, impersonnelle, un squelette sans vie et sans âme.
Dans votre rapport, vous préconisez, pour cela, d'utiliser une présentation simple qui permet aux élèves de se reconnaître dans le fonctionnement même de la langue.
Par exemple : en expliquant que la grammaire est semblable aux règles d'une pièce de théâtre, qui met en scène un sujet, qui organise une action grâce à un verbe, qui plante un décor grâce à divers compléments.
Dans votre livre, Erik Orsenna, La Grammaire est une chanson douce, vous avez imaginé de belles pages sur les façons de rendre vivante la grammaire.
Eh bien, l'enseignement de la grammaire, sans renoncer à la rigueur de sa logique propre, ne doit pas hésiter à donner vie aux règles, à montrer que la grammaire, ce sont les règles qui donnent vie aux mots. Que connaître la grammaire, c'est devenir soi-même l'apprenti sorcier du langage !

3. Troisième recommandation : simplifier et uniformiser le vocabulaire technique employé.

[...] Pour s'en tenir à l'apprentissage de la langue, il n'y a pas d'un côté la lecture et de l'autre la grammaire.
Non : lecture et grammaire sont évidemment très étroitement liées.
Et j'ajouterais volontiers, pour être tout à fait précis : l'orthographe et les conjugaisons.
On nous a dit pendant des années : ne soyez pas inquiets, le niveau ne baisse pas !
Quel est le résultat aujourd'hui ? Un IUT a fait faire une dictée à tous ses élèves au début de l'année. Je précise que ces élèves sont bacheliers, dont une partie d'entre eux avec mention et qu'ils sont sélectionnés.
Eh bien, les résultats en grammaire et en orthographe sont assez éloquents : sur 30 étudiants et pour une dictée de 20 lignes, 9 avaient fait entre 5 et 10 fautes, 12 entre 10 et 15 fautes et  tous les autres avaient fait plus de 15 fautes !
Alors, oui, il est temps de refonder l'école sur le savoir, l'apprentissage des fondamentaux, et j'ajouterai, la rigueur.
Et chacun sait qu'il n'est pas nécessaire d'être compliqué pour être rigoureux : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ![...]


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