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L'Antiquité

De 3 500 ans avant Jésus-Christ à 476 après Jésus-Christ

De 3 500 ans avant Jésus-Christ à 476 après Jésus-Christ
  1. La frise chronologique : se repérer dans le temps
  2. Le travail de l'historien
  3. L'invention de l'écriture
  4. La naissance des états
  5. Des Celtes aux Gallo-romains
    1. La naissance de la Gaule
    2. Les Gaulois
    3. La conquête de la Gaule par les Romains
    4. La Gaule romaine
    5. La romanisation de la Gaule
    6. Les artisans gaulois et gallo-romains
  6. De plusieurs dieux à un seul Dieu
    1. La religion des Gaulois
    2. Les débuts du christianisme
    3. La christianisation de la Gaule

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frise chronologique 

La frise chronologique : se repérer dans le temps

Se repérer dans le temps

L’histoire est l’étude du passé, de tout ce qui nous a précédé. Elle s’intéresse aux événements et à la manière dont les hommes vivaient autrefois.

Pour pouvoir situer les événements dans le temps, les uns par rapport aux autres, l’homme a inventé des unités de mesures pour se repérer : les jours, les semaines, les mois, les années, les siècles, les millénaires...

Petit rappel : 1 an = 12 mois = 52 semaines = 365 jours et 6h (365,25 jours)

Une année correspond au temps que met la Terre pour faire un tour complet autour du Soleil (= une révolution). Cela correspond à environ 365 jours pour une année (plus exactement 365 jours et 6h00).

Une journée correspond au temps que met la Terre pour faire un tour sur elle-même (= une rotation) en 24 heures.

Il y a sept jours dans une semaine.

Il y a 12 mois dans l’année qui ont des durées inégales. Le mois de février comporte 28 jours parfois 29 jours les années bissextiles. Dans sa course autour du Soleil, la Terre prend chaque année un léger retard de 6h00 ; donc au bout de quatre ans, Elle a donc 24 heures de retard, c’est-à-dire 1 jour. C’est pourquoi on rajoute un 366ème jour au calendrier tous les 4 ans : c’est le 29 février 2020, 2024, 2028…

En France, on utilise pour point de départ de notre calendrier la naissance de Jésus-Christ en l’an 1. Les événements sont donc datés comme ceci : par exemple, les Romains ont battu les Gaulois à Alésia 52 ans avant la naissance de Jésus : on dit que cet événement a eu lieu en 52 avant J-C ou en 52 avant notre ère (on écrit -52 ou 52 av. J.-C.).

Comment compter les siècles ?

Le premier siècle commence avec la naissance de Jésus-Christ et se termine en l’an 100. Le deuxième siècle commence donc en l’an 101 et se termine en l’an 200, et ainsi de suite. Pour trouver le siècle à partir d’une date, on prend le nombre de centaines d’années dans la date et l’on ajoute 1. Par exemple en 1492 il y a 14 siècles = 14 centaines, j’ajoute 1, ça me fait donc 15 centaines. On en déduit que la date de 1492 est une date du 15e siècle.

Souvent on utilise les chiffres romains pour compter les siècles et les millénaires ou nommer les rois (Louis XIV = Louis 14) il faut donc s’entraîner à les lire. (Voir ce logiciel d'entrainement)

La frise chronologique, outil de l’historien

Les historiens utilisent une frise chronologique pour représenter les périodes qu'ils étudient et en comprendre le déroulement.

Les frises chronologiques peuvent être courtes et représenter un court moment de notre histoire par exemple voici la frise chronologique représentant les différents présidents de la 5e République en France :
frise courte

Une frise chronologique peut être aussi longue et représenter une période qui court sur plusieurs siècles. La frise chronologique ci-dessous représente les quatre périodes qui se succèdent : l'Antiquité – le Moyen-âge - les temps modernes et la période contemporaine :
frise longue Cette frise chronologique respecte l'échelle et permet donc de comparer visuellement chacune des périodes.

Il faut se méfier des représentations : certaines frises chronologiques ne conservent pas la même échelle pour l'ensemble de la frise ! Dans ce cas, l'échelle n'étant pas respectée tout au long de la frise, on peut se méprendre sur la durée d'une période… C’est surtout le cas des frises qui représentent à la fois, la Préhistoire et l’Histoire : la Préhistoire ayant durée des millions d’années… Il est très difficile d’en donner une représentation qui respecte l’échelle du temps.

Si tu compares les 2 frises ci-dessus, tu t’apercevras que la première représente en gros une soixantaine d’années alors que la seconde, représente 2 000 ans d’histoire ! Les échelles de temps sont donc différentes.

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historien 

Le travail de l'historien

L'invention de l'écriture et de la métallurgie marque la fin de la préhistoire et le début de l'antiquité.

Alors que les vestiges de la préhistoire sont plutôt rares, pour la période plus récente de l'histoire nous possédons davantage d'informations. En effet, il y a environ 5 000 ans les humains ont inventé l'écriture. Les traces écrites servent aux historiens et permettent de retracer la vie de cette époque. On connaît donc mieux la vie des hommes à partir de l'invention de l'écriture.

L'exemple de la Pierre de Rosette utilisée au 19e siècle par Jean-François Champollion pour étudier les hiéroglyphes égyptiens et les déchiffrer, est un bon exemple de travail d'historien. Il a consacré plus de 20 ans à ses recherches.

Les sources de l'histoire sont donc multiples :
Les historiens disposent de vestiges de la vie quotidienne, les œuvres d'art, des pièces de monnaies anciennes, les ruines.
Ils disposent aussi de sources écrites : les parchemins, les hiéroglyphes sur les temples égyptiens etc.
Pour les périodes plus récentes, l'historien peut recueillir les témoignages de personnes encore vivantes qui ont vécu des événements importants comme par exemple la deuxième guerre mondiale.

Les historiens utilisent notre calendrier qui décompte le temps depuis la naissance de Jésus-Christ. Ils considèrent que l'histoire a commencé avec l'apparition de l'écriture il y a donc environ 3 500 années avant Jésus-Christ.
Les historiens découpent l'histoire en grandes périodes dont la première s'appelle l'Antiquité.

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biface 

L'invention de l'écriture

L'invention de l'écriture est une étape très importante dans l'histoire de l'humanité. Avant cela, les gens se transmettaient leurs histoires et leurs connaissances par la parole (oralement), mais l'écriture a changé tout ça. Cela a permis aux gens d'écrire leurs pensées et leurs idées sur des bloc de pierre, des tablettes d'argile, des papyrus, plus tard sur du papier pour que d'autres puissent les lire et les comprendre.

Il y a longtemps, différentes formes d'écriture sont apparues dans le monde. Par exemple, en Mésopotamie (qui est maintenant l'Irak), il y avait une écriture appelée cunéiforme. Les gens utilisaient un stylet pour faire des marques sur de l'argile molle et créer des formes spéciales. Au fil du temps, ces formes sont devenues des signes qui représentaient des objets, des idées ou des sons.

En Égypte ancienne, il y avait une autre forme d'écriture appelée hiéroglyphes. Ceux-ci étaient des dessins qui représentaient des objets et des idées. Par exemple, un dessin d'un oiseau pouvait signifier le mot "oiseau". Les hiéroglyphes ont évolué pour inclure des symboles qui représentaient des sons, ce qui les rendait encore plus intéressants.

L'invention de l'écriture a eu un grand impact sur la société. Cela a permis aux gens de garder des registres, de raconter des histoires et de partager des connaissances. C'était un moyen de communication qui a aidé les gens à apprendre de nouvelles choses et à se souvenir de celles qu'ils avaient apprises.

L'écriture a aussi permis aux gens de voyager dans le temps. Imaginez, si nous n'avions pas l'écriture, nous ne pourrions pas lire les histoires des anciens Égyptiens ou comprendre les événements importants qui se sont produits il y a très longtemps. L'écriture a permis à ces histoires et à ces connaissances de survivre jusqu'à aujourd'hui.

Progressivement, les très nombreux symboles utilisés ont été simplifiés en un alphabet qui simplifia l'écriture et son apprentissage. L'alphabet est un ensemble de signes qui représentent des sons. Il a été inventé par les anciens Phéniciens, qui vivaient il y a très longtemps dans ce qui est maintenant le Liban. Ils ont simplifié l'écriture en utilisant des lettres pour représenter les sons de la parole. Au lieu d'avoir des milliers de symboles différents, ils en avaient seulement 22.
L'idée de l'alphabet s'est répandue et a été adoptée par d'autres cultures, notamment les Grecs et les Romains.
L'alphabet a rendu l'écriture beaucoup plus facile à apprendre et à utiliser. Au lieu de devoir se souvenir de milliers de symboles, les gens pouvaient maintenant se concentrer sur l'apprentissage de quelques lettres.

L'invention de l'alphabet a été une avancée énorme. Cela a permis aux gens d'écrire plus rapidement et plus efficacement.

En conclusion, l'invention de l'écriture a été une véritable révolution. Cela a aidé les gens à partager leurs pensées et leurs histoires, à préserver leurs connaissances et à apprendre de nouvelles choses. L'alphabet a été une autre invention incroyable qui a simplifié l'écriture et l'a rendue plus accessible à tous.

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naissance des états 

La naissance des états

À la fin de la préhistoire, la population sur Terre a considérablement augmenté grâce à l'amélioration des techniques agricoles (culture - élevage ) notamment. L'invention de l'écriture ainsi que cette révolution agricole ont contribué à la naissance des premières grandes civilisations.

De grandes civilisations en Asie-Centrale (les Celtes), Mésopotamie (Les Sumériens), en Égypte (Les Egytiens), en Italie (Les Romains), et en Grèce (Les Grecs) naissent.
Certaines cités sont devenues très importantes et très influentes (Rome, Athènes, Sparte…).
Ces civilisations s'organisèrent en cités-États indépendantes, mais aussi en empire.

Ces civilisations antiques se propagent le long de la mer Méditerranée. La civilisation gréco-romaine tient une place importante en Europe : elle a donné des modèles artistiques, scientifiques et intellectuels ainsi que politiques et juridiques.
Notre langue contient encore aujourd'hui un large héritage de cette civilisation…

Ces cités-états, pour bien fonctionner, ont mis en place :

  • Des lois qui organisaient la vie de la société
  • Des fonctionnaires qui étaient chargés de transmettre les ordres et d'appliquer les lois
  • Des armées constituées de soldats chargés de maintenir l'ordre sur tout le territoire et de le défendre contre les ennemis.
Athènes par exemple était déjà organisée en démocratie dans laquelle les habitants (mais pas les femmes…) votaient pour donner leur avis.

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gallo-romain 

Des Celtes aux Gallo-romains

La naissance de la Gaule

Coq gaulois  À l’origine de l’histoire de notre territoire, une diversité humaine et culturelle qui en fait sa richesse.
Au début de l'Antiquité, les descendants des peuples préhistoriques vivaient en petites communautés sur le territoire français, mais les informations que l'on possède à leur sujet sont limitées.
À partir du 7e siècle avant Jésus-Christ, des Celtes originaires d'Europe centrale se sont établis dans l'est et le nord du pays, puis ont étendu leur présence à l'ensemble du territoire.
Au même moment, les Grecs sont arrivés par la Méditerranée et se sont installés dans le sud, où ils ont fondé Massalia (aujourd'hui Marseille).
Au fil du temps, ces populations se sont progressivement mélangées pour former un seul peuple. Ils étaient connus sous le nom de Gaulois, et partageaient un mode de vie et des coutumes similaires, bien qu'avec des variations locales. Ils parlaient la langue des Celtes et, comme les Grecs, pratiquaient la viticulture et entretenaient des échanges commerciaux avec les peuples de la Méditerranée. Ceux qui étaient alphabétisés utilisaient l'alphabet grec.
Les Gaulois étaient divisés en tribus indépendantes, chacune ayant son propre chef. (Dans la Manche, vivaient les Abrincates).
Collectivement, ces tribus ne formaient pas un état unifié et se livraient à des guerres violentes, bien qu'elles s'alliaient parfois contre un ennemi commun.
Pour se défendre, les tribus gauloises construisaient des forteresses appelées oppidum dans des endroits difficiles d'accès tels que les sommets de collines ou les méandres des rivières.

Les Gaulois

Les Gaulois  Les Gaulois vivaient en tribus, chacune étant dirigée par un chef ou un roi choisi parmi les guerriers. Certaines tribus étaient indépendantes, tandis que d'autres s'étaient regroupées.

La société gauloise était divisée en 3 catégories : le peuple, les guerriers et les druides. Ils habitaient dans des villages constitués de huttes en bois et en argile, avec un toit de chaume.

  1. Organisation politique : La structure politique était généralement basée sur une aristocratie guerrière.
  2. Économie : Les Gaulois étaient principalement des agriculteurs et des éleveurs. Ils cultivaient la vigne et des céréales comme le blé et l'orge, élevaient des animaux (des chevaux, des porcs...). Les agriculteurs utilisaient des outils perfectionnés comme la charrue en bois et en métal pour retourner la terre, et la moissonneuse pour récolter les épis. Grâce à ces outils, son agriculture produisait en grande quantité. Les artisans étaient reconnus pour leur habileté dans le travail du bois et des métaux. On leur doit aussi l'invention du tonneau supérieure à l'amphore car moins fragile. Le commerce jouait également un rôle important, avec des échanges de biens et de services avec les peuples voisins. L'usage de la monnaie a permis de développer le commerce. La Gaule était un pays riche.
  3. Religion : La religion gauloise était polythéiste, avec de nombreux dieux et déesses (Taranis, Épona, Toutatis..). Ils croyaient en une connexion étroite entre le monde naturel et le divin, et les druides, une classe très respectée, occupaient une place importante dans la société en tant qu'intermédiaires entre les humains et les dieux. Les druides étaient donc des prêtres, mais aussi des enseignants et des juges. Ils se chargeaient de l'éducation des jeunes et ils avaient aussi un rôle dans le réglement des conflits au sein de la tribu.
  4. Art et culture : Les Gaulois étaient connus pour leurs compétences artistiques, notamment dans la métallurgie, la poterie et la sculpture. Leurs œuvres d'art comprenaient des bijoux, des armes et des objets décoratifs élaborés. Ils avaient aussi une tradition orale riche, transmettant leur histoire et leurs connaissances à travers des récits et des poèmes.
  5. Guerre et société guerrière : Les Gaulois étaient réputés pour leur courage et leurs compétences en matière de guerre. Ils étaient souvent employés comme mercenaires par d'autres peuples. L'art de la guerre et la formation militaire étaient valorisés dans la société gauloise ce qui en faisait de redoutables guerriers.

Il convient de noter que la connaissance de la société gauloise est en partie basée sur des sources romaines et grecques, qui peuvent donc avoir une certaine partialité.

La conquête de la Gaule par les Romains

La conquête de la Gaule  La ville de Rome possédait une armée nombreuse bien équipée et disciplinée qui lui permit de prendre possession de nombreux territoires.
Les richesses gauloises attiraient la convoitise des Romains qui occupèrent le sud dès 125 av. J.-C. Ils appellèrent cette province "La Narbonnaise".
Puis la conquête a été entreprise par Jules César, un général et homme politique romain. En 58 avant J.-C., César a lancé une série de campagnes militaires connues sous le nom de guerre des Gaules. Son objectif était d'étendre la domination romaine sur la Gaule et de consolider son propre pouvoir à Rome.

César a rencontré une résistance farouche de la part des tribus gauloises, dirigées par des chefs tels que Vercingétorix. Malgré cela, les armées romaines ont réussi à remporter plusieurs victoires décisives, utilisant leur discipline militaire et leur supériorité tactique. César a également utilisé la diplomatie pour diviser les tribus gauloises et obtenir des alliés parmi elles.

En 52 avant J.-C., Vercingétorix a finalement uni les tribus gauloises dans une révolte majeure contre les Romains (bataille de Gergovie). Cependant, César a réussi à assiéger et à vaincre Vercingétorix lors du siège d'Alésia en 52 avant J.-C., marquant un tournant décisif dans la guerre des Gaules. Après cette victoire, la résistance gauloise s'est affaiblie et César a continué à étendre le contrôle romain sur la Gaule.

En 51 avant J.-C., César a achevé la conquête de la Gaule, qui est devenue une province romaine connue sous le nom de Gaule romaine. Les Romains ont apporté leur organisation administrative, leur infrastructure et leur culture à la région, contribuant ainsi à l'assimilation progressive des Gaulois à la civilisation romaine.

La conquête de la Gaule par les Romains a eu des conséquences durables. Elle a ouvert la voie à la romanisation de la Gaule, qui a finalement abouti à l'émergence de la civilisation gallo-romaine. La Gaule est devenue une partie intégrante de l'Empire romain et a bénéficié de ses avancées économiques, politiques et culturelles. Cependant, la résistance gauloise face à l'occupation romaine a également laissé une impression durable dans l'imaginaire collectif de la France, en témoigne la légende de Vercingétorix qui est devenue un symbole de la lutte pour la liberté.

La Gaule romaine

La Gaule romaine  Avec la soumission du chef gaulois Vercingétorix à Alesia, la Gaule est devenue une province de l'Empire romain et a été intégrée à l'administration romaine. La région a connu une romanisation progressive, avec la construction de villes, de routes, d'aqueducs et d'autres infrastructures romaines. Les Gaulois ont adopté la langue latine, la religion romaine et les coutumes romaines.

La Gaule romaine a été divisée en plusieurs provinces, dont la Narbonnaise, l'Aquitaine, la Lyonnaise, la Belgique, la Germanie inférieure et la Germanie supérieure. Les Romains ont également construit des fortifications le long de la frontière nord de la Gaule, connue sous le nom de limes, pour se protéger des incursions des tribus germaniques.

La Gaule romaine a connu une période de prospérité économique, avec le développement de l'agriculture, du commerce et de l'industrie. Les Gaulois ont participé à l'administration de l'Empire romain et certains ont même atteint des postes élevés dans l'armée ou l'administration.

La romanisation de la Gaule

La romanisation de la Gaule  La romanisation de la Gaule fait référence au processus par lequel la société gauloise a été influencée et transformée par la conquête romaine. Après la victoire de Jules César lors de la guerre des Gaules au 1er siècle avant notre ère, la Gaule est devenue une province romaine et a commencé à être intégrée dans l'Empire romain. La romanisation de la Gaule a eu des effets profonds sur la société, l'économie, la langue et la culture gauloises.
Voici quelques aspects clés de la romanisation :

  1. Administration romaine : Les Romains ont établi une administration centralisée dans la région, avec des villes, des gouverneurs et une structure politique romaine. Cela a entraîné l'introduction de l'administration romaine, de la bureaucratie et du système juridique romain.
  2. Urbanisation : Les Romains ont encouragé le développement de villes avec des infrastructures romaines telles que des forums, des amphithéâtres, des thermes et des aqueducs (Pont du Gard). Les villes gauloises existantes ont été réaménagées selon le modèle romain, et de nouvelles villes romaines ont été fondées.
  3. Langue latine : Le latin est devenu la langue dominante de l'administration, du commerce et de l'élite intellectuelle. Il a progressivement remplacé les langues celtiques parlées en Gaule. Cependant, le latin a également été influencé par les langues celtiques, donnant naissance à des formes régionales du latin.
  4. Économie et commerce : La Gaule a connu un essor économique sous la domination romaine, grâce à l'intégration dans l'Empire romain et au développement des infrastructures. Les routes romaines ont facilité le commerce, tandis que l'agriculture, l'exploitation minière et l'artisanat se sont développés.
  5. Religion : Les dieux et déesses romains ont été adoptés par les Gaulois, entraînant une fusion des croyances religieuses gauloises et romaines. Les sanctuaires gaulois ont souvent été transformés en temples romains, et les Gaulois ont vénéré des divinités romaines tout en conservant certaines de leurs propres traditions religieuses.
  6. Mode de vie romain : Les élites gauloises ont adopté le mode de vie romain, en adoptant des vêtements, des coutumes et des pratiques culturelles romaines. Cependant, dans les régions rurales, les Gaulois ont continué à pratiquer leurs propres traditions et modes de vie.

Il est important de noter que la romanisation de la Gaule n'a pas été un processus uniforme, et certaines régions ont été plus influencées que d'autres. Certaines populations gauloises ont résisté à l'assimilation romaine et ont conservé des éléments distincts de leur identité et de leur culture. Cependant, la romanisation a laissé une empreinte durable sur la Gaule, qui a continué à influencer la société française pendant des siècles après le déclin de l'Empire romain.

Les artisans gaulois et gallo-romains

Les artisans gaulois et gallo-romains  Les artisans gaulois et gallo-romains étaient des travailleurs qualifiés qui jouaient un rôle essentiel dans les sociétés de l'époque. Leur expertise et leur savoir-faire étaient indispensables pour produire une grande variété de biens, des outils aux objets de luxe.

Dans la période gauloise, avant la conquête romaine, les artisans étaient organisés en guildes ou corporations. Ils travaillaient différents matériaux tels que le bois, la pierre, les métaux (comme le bronze et le fer). Certains artisans se spécialisaient dans des domaines spécifiques, comme la poterie, la métallurgie, la vannerie ou la tissage. Leurs produits étaient souvent de haute qualité et reflétaient la culture et l'art gaulois.

Avec la conquête romaine et l'établissement de la Gaule en tant que province romaine, l'influence romaine s'est répandue et a eu un impact sur l'artisanat local. Les Romains ont apporté leurs propres techniques et styles artistiques, ce qui a entraîné une fusion des traditions gauloises et romaines.

Les artisans gallo-romains étaient renommés pour leurs compétences dans les domaines de la verrerie, la poterie et la bijouterie, et les produits qu'ils fabriquaient étaient souvent exportés vers d'autres régions de l'Empire romain.
On leur doit de nombreuses inventions :
le matelas, le savon, le tonneau, la roue cerclée de métal, le fer à cheval...

Les ateliers des artisans étaient généralement situés dans les villes et les agglomérations gallo-romaines, où se trouvaient également des marchés pour vendre leurs produits. Les artisans travaillaient souvent sur commande, produisant des objets pour les élites locales, les temples, les villas et les bâtiments publics.

Les artisans gaulois et gallo-romains ont laissé derrière eux de nombreux vestiges archéologiques qui témoignent de leur habileté et de leur créativité. Les fouilles archéologiques ont révélé des ateliers, des outils, des moules, des fragments d'objets et des œuvres d'art qui nous permettent de mieux comprendre leurs techniques et leurs productions.

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Épona 

De plusieurs dieux à un seul Dieu

La religion des Gaulois

Toutatis  La religion gauloise était polythéiste, ce qui signifie qu'elle vénérait de nombreux dieux et déesses. Les Gaulois attribuaient des pouvoirs et des influences divines à différents aspects de la nature, tels que les montagnes, les rivières, les forêts et les animaux. Ils croyaient également en des dieux plus généraux associés à des domaines spécifiques, comme la guerre, l'amour, la fertilité et la prospérité.

Les Gaulois pratiquaient des rituels religieux complexes, qui comprenaient des sacrifices d'animaux, des cérémonies publiques et des offrandes aux dieux. Les druides, qui étaient les prêtres et les détenteurs de la sagesse, jouaient un rôle central dans la religion gauloise. Ils étaient responsables de l'interprétation des signes et des présages, de la transmission des connaissances religieuses et de la tenue des cérémonies sacrées (comme celle, annuelle, dans la forêt des Carnutes).

    Voici quelques exemples de ces dieux :
  1. Tout d'abord, il y avait un dieu appelé Lugus. Il était le dieu de la lumière et de la sagesse. Les Gaulois pensaient qu'il les protégeait et leur donnait des conseils.
  2. Il y avait aussi la déesse Épona, qui était la protectrice des chevaux. Les Gaulois lui offraient des prières pour obtenir de l'aide dans l'élevage des chevaux et pour les garder en bonne santé.
  3. Un autre dieu important était Taranis, le dieu du tonnerre et des tempêtes. Les Gaulois pensaient qu'il contrôlait les éclairs et le tonnerre. Ils lui faisaient des sacrifices pour apaiser sa colère et protéger leurs terres des tempêtes.
  4. La déesse Belisama était associée aux rivières et aux sources d'eau. Les Gaulois croyaient qu'elle avait le pouvoir de guérir les maladies et d'apporter la prospérité. Ils lui rendaient hommage en déposant des offrandes près des cours d'eau.
  5. Le dieu Cernunnos, qui était le protecteur des animaux et de la nature sauvage. Les Gaulois pensaient qu'il veillait sur les forêts et les créatures qui y vivaient.

La religion gauloise a également subi des influences externes au fil du temps, notamment avec l'arrivée des Romains, qui ont introduit certains éléments de leur propre religion.
Lors de la conquête romaine, il y a eu un mélange entre les pratiques religieuses gauloises et romaines. Certains Gaulois ont adopté des éléments de la religion romaine, tout en conservant également certains aspects de leur propre religion. Il y a eu une sorte de fusion entre les divinités gauloises et romaines, où les Gaulois ont commencé à associer leurs dieux à ceux des Romains.
Par exemple, le dieu gaulois Lugus a été assimilé à la divinité romaine Mercure, qui était également associée à la sagesse et aux voyages. De même, la déesse gauloise Épona, protectrice des chevaux, a été associée à la déesse romaine Junon, qui avait des attributs similaires.

Malheureusement, en raison du manque de sources écrites directes sur la religion gauloise, notre compréhension de celle-ci repose en grande partie sur des témoignages romains, des inscriptions et des découvertes archéologiques. Cela signifie que certaines informations sur la religion gauloise demeurent incertaines ou sujettes à interprétation.

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Les débuts du christianisme

Les débuts du christianisme  En Palestine, une province romaine à l'époque, le christianisme a émergé en tant que mouvement religieux basé sur les enseignements de Jésus de Nazareth.

Jésus, considéré par les chrétiens comme le Messie ou le Christ, a prêché un message centré sur l'amour, le pardon, la justice et le salut. Il a gagné un certain nombre de disciples qui ont commencé à propager ses enseignements après sa crucifixion et sa résurrection (d'après ses proches…).

Les premiers disciples de Jésus étaient principalement des Juifs, et ils ont d'abord développé leur communauté à Jérusalem. L'un des disciples les plus connus était l'apôtre Pierre, considéré comme le chef des disciples et plus tard le premier pape selon la tradition catholique.

Au fur et à mesure que le christianisme se répandait, il attirait également des non-Juifs. L'apôtre Paul a joué un rôle crucial dans l'expansion du christianisme parmi les non-Juifs, en particulier les Grecs et les Romains. Ses lettres, incluses dans le Nouveau Testament de la Bible, offrent des conseils et des enseignements aux premières communautés chrétiennes.

Le christianisme a connu une persécution de la part des autorités romaines, car il était considéré comme une religion nouvelle et non reconnue. Cependant, malgré ces persécutions, le christianisme continuait de se propager et de gagner des adeptes.

Finalement, l'empereur romain Constantin le Grand a émis l'Édit de Milan en 313, mettant fin à la persécution des chrétiens et accordant la liberté de culte. Ce fut un tournant majeur pour le christianisme, car il a ouvert la voie à son acceptation et à sa légalisation progressive dans l'Empire romain.

Au 4e siècle, le christianisme est devenu la religion dominante de l'Empire romain, et l'empereur Théodose a même établi le christianisme comme religion d'État en 380. Cela a marqué une transformation majeure pour le christianisme, passant d'une religion marginale à une force dominante dans la société.

En résumé, les débuts du christianisme sont marqués par la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth, ses disciples qui ont propagé ses enseignements, la persécution initiale, puis l'acceptation progressive du christianisme dans l'Empire romain, conduisant finalement à sa reconnaissance en tant que religion d'État.

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La christianisation de la Gaule

La christianisation de la Gaule  L'introduction du christianisme en Gaule remonte aux premiers siècles de notre ère, lorsque des missionnaires chrétiens ont commencé à prêcher et à établir des communautés chrétiennes (2ème et 3ème siècle).
L'Église joua un rôle essentiel dans la christianisation de la Gaule. Elle s'organisa progressivement. Elle établit des diocèses et des évêchés dans les principales villes comme Lugdunum (Lyon), construisit des églises et encouragea l'éducation religieuse. Les moines et les monastères jouèrent également un rôle important en tant que centres de diffusion du christianisme et de la culture.
Le baptême est une cérémonie qui marque l'entrée dans la religion chrétienne.

L'essor du christianisme

Comment connaît-on la vie de Jésus-Christ ?

Jésus n'a écrit absolument rien de son vivant. Sa vie ne nous est connue que par des témoignages écrits bien après sa mort : les évangiles. Un certain nombre de ceux-ci sont regroupés dans un livre : le Nouveau Testament. On y apprend qu'après avoir été arrêté et crucifié par les Romains, Jésus est ressuscité. C'est la résurrection que les chrétiens célèbrent au moment des fêtes de Pâques. Ensuite il est monté au ciel : c'est l'Ascension.

Aujourd'hui encore, le christianisme marque notre vie de tous les jours.

  1. les églises présentes encore un peu partout, les vitraux, les statues, les calvaires…
  2. Dans notre calendrier, les années sont comptées depuis la naissance de Jésus-Christ.
  3. Les jours fériés rythment l'année comme : Noël, l'épiphanie, Pâques, l'Ascension
  4. Des prénoms comme : Marie, Anne, Pierre, Paul, Jacques sont ceux de personnages importants de l'histoire du christianisme.

Les proches de Jésus, ses apôtres, puis d'autres personnes ont diffusé son message au Proche-Orient puis dans tous les territoires dominés par Rome. Parmi eux, Paul de Tarse appelé aussi Saint-Paul répandit la nouvelle religion et prôna le rassemblement des chrétiens dans une communauté de vie : l'Église chrétienne. Ne confonds pas l'Église chrétienne (avec une majuscule) qui représente l'ensemble des croyants, des chrétiens, avec une église qui est le lieu où l'on célèbre ce culte.
Les Gallo-Romains sont donc passés progressivement d'une religion polythéiste à une religion monothéiste.

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